Le duo Zest : l'histoire d'une rencontre
- Caroline Llabrès
- 18 janv.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 févr.

La vie, c'est avant tout des rencontres. L'un des monologues les plus célèbres du cinéma commence comme ça. Et Studio Zest aussi. Alors avant qu'on ait le plaisir de toi aussi te rencontrer, on s'est dit qu'on pourrait déjà te raconter comment les chemins des 2 esprits Zest s'étaient croisés.
Et surtout, ce qui nous a réunies et donné envie d'accompagner les autres.
2 parcours pas comme les autres
D'abord, parce que c'est moi qui suis née la première, je commence. Moi, c'est Caroline, et j'ai commencé les études avec la tête pleine de rêves de cinéma. Problème : à l'époque, Netflix n'existait pas. Et comme il fallait bien remplir le frigo, c'est parti pour découvrir le monde de la pub chez Sup de Création. C'est là que j'ai découvert le plaisir du binôme avec les Directeurs Artistiques. Faire matcher image et texte, le bonheur. Boum, une vocation est née. Après ça, 10 ans en agence de com, d'abord chez ETO où j'ai travaillé dans le programme de fidélité à foison, puis chez Tribu où j'ai ajouté la casquette de stratège à ma panoplie. Mon métier a pris encore plus de sens, et moi toujours plus de kiff.
Ensuite, il y a Lucie. Au début, son truc, c'était l'archi. Et puis son œil affûté a décidé de se mettre au service du graphisme. Direction le DN MADe (Diplôme National des Métiers d'Art et du Design, pour être précis) où elle tombe en amour des identités de marque, du print et surtout, surtout de la typographie. Au point de créer tout un projet sur une typo 3D qui recouvrait, quand même, un mur de 7m x 5m. Et comme si les images fixes ne suffisaient pas, Lucie se lance aussi dans une spécialité motion design. Parce que pour elle, la com, faut que ça bouge, dans tous les sens du terme.
Le début de nous
Janvier 2024, je quitte le monde de l'agence pour débarquer dans celui de la start-up, Moha. Lucie, elle, y est déjà en alternance. Nos regards se croisent par-dessus nos macs, mais pas encore nos idées. Elle est dans l'équipe design pour bosser sur l'appli, moi je suis dans celle de la com - toute seule. Je débarque avec l'envie de tout changer et - elle va me l'avouer des mois après - au début ça l'a soulée.
Mais le monde de la start-up aussi, ça bouge. Moha pivote, abandonne son app et crée une plateforme Saas. Changement de cap, d'objectifs, et on se retrouve à bosser ensemble pour clarifier la nouvelle direction dans la tête de nos clients. Et puis, tel un coach sur mon fauteuil rouge, j'ai fini par me retourner vers mon manager : "Je la veux dans ma team."
C'est qu'elle a du talent, et moi le bagage de l'agence pour lui apprendre à pousser sa créativité. Et là, on dépote. Site web, présentations commerciales, LinkedIn, vidéos, livre blanc... Tout, tout, tout ce que tu peux produire en com, on l'a fait - avec à nos côtés un troisième cerveau, Cécilia. La connexion se fait dans le travail, mais aussi aux terrasses des bars où on débriefe nos grosses journées. Bam, amitié débloquée.
Freelances, mais pas seules
Finalement, l'aventure Moha s'arrête comme ça arrive parfois dans les start-ups. Et on vit ensemble les galères d'après. Le chômage, les périodes de pas bien : ça rassure de pas se sentir seules. Même que l'une a dû motiver l'autre à passer le cap du freelancing - spoiler, c'est Lucie.
À deux, ça fonctionne mieux. On retrouve vite nos habitudes de team : on bosse nos identités de marque, on se motive à poster sur LinkedIn, on se fait des brainstos, on prospecte ensemble, on décroche des clients ensemble.
Et puis, le déclic. Vu qu'on fait beaucoup à deux, autant passer le stade d'après, non ? On ne veut ni monter une société, ni perdre notre liberté de freelances. La solution : créer un collectif où on reste indépendantes, mais où on avance ensemble. Un collectif qui a du sens et qui reflète nos valeurs. Ce qu'on a envie de voir dans la com. Et surtout, ce qu'on n'a plus envie d'y voir.
Studio Zest, notre bébé vitaminé

Quitte à donner dans les coulisses, allons-y : Studio Zest est née dans une voiture. Une petite Dacia Sandero sur la route Boulogne-Lille, après une semaine passée à se ressourcer. 1h30 à balancer des noms dans tous les sens, pour au final s'arrêter sur Zest. Un nom court, peps, qui reflète ce qu'on est. Des personnes qui veulent donner de la saveur à la com sans dénaturer la personnalité de celui ou celle qui se cache derrière.
Et le reste est venu tout seul.
1. On ne veut pas de bullshit.
Nos expériences nous l'ont appris, notre milieu, c'est blabla et compagnie. On veut parler vrai, avec des mots qui veulent dire quelque chose.
2. On veut des com originales.
Ca ne veut pas dire extravagante. Juste sortir du cadre de ce qu'on a vu mille fois en scrollant les réseaux, et qui nous use.
3. On veut que les gens nous disent "C'est tout moi."
Parce que c'est ce qu'on a entendu une fois en rendez-vous client, et que ça nous a donné le smile. C'est pour ça qu'on fait notre métier, après tout.
Tu poursuis l'histoire avec nous ?
Tu l'as compris : à deux, on est bien. Mais ce n'est que le début de l'histoire, et on a hâte d'écrire les prochains chapitre. Avec des gens et des marques qui nous ressemblent. Ceux qui ont de la personnalité, une vraie volonté de bien faire, et surtout envie d'être bien entourés pour raconter leur histoire.
Si tu te reconnais là-dedans, on a qu'une envie : te rencontrer autour d'un café virtuel (ou d'un thé, on juge pas). Parce que finalement, tout commence toujours par une rencontre, non ?
Article écrit par Caroline, Studio Zest
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